Chez les Amérindiens, la Loge de Sagesse est la Loge de celles qui ont passé la porte de la ménopause.

Traditionnellement, les femmes ménopausées passaient beaucoup de temps en méditation dans la Loge de Sagesse. Elles avaient besoin de ces moments de reconnexion à leur moi profond pour pouvoir mener à bien leur travail : faire respecter les lois naturelles.

Lorsque les femmes amérindiennes arrivaient au seuil de la Loge de Sagesse, elles devenaient les gardiennes de la loi car elles savaient faire preuve de discernement, de sérénité et de modération. Leur travail ne consistait plus à s’occuper de leur famille, de leurs enfants à elles, mais de tous les enfants de la Terre incluant « Toutes nos relations », c’est à dire les règnes humain, minéral, animal et végétal.

Elles devaient partager leur connaissance en enseignant et en incarnant leur vision dans la vie de tous les jours et ainsi aider les autres à vivre en harmonie avec la Terre.

Les femmes de cet âge-là tenaient ce rôle car elles étaient considérées comme les plus aptes à mener à bien cette tâche. Elles avaient été préalablement formées dans la moon lodge et avaient entendu parler du rôle qu’elles auraient plus tard, une fois qu’elles seraient ménopausées.

Ces femmes sages choisissaient les chefs de tribu, qui devaient non seulement faire preuve de compétences exemplaires en tant qu’hommes mais aussi montrer qu’ils étaient au service du bien-être de leur communauté, c’est à dire témoigner de leurs qualités féminines : prendre soin, protéger les enfants et les personnes âgées.

A l’heure actuelle, la Loge de Sagesse est un espace qui permet aux femmes ménopausées de notre époque de se réunir entre elles, en petits groupes, selon des intérêts, des compétences ou des buts communs et ainsi d’œuvrer pour des causes qui ont du sens pour elles.

Sur le conseil de Marlise Wabun Wind, les Loges de Sagesse que je propose sont ouvertes aux femmes de 45 ans qu’elles soient ménopausées ou pas.